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Guitares
Modèle Jazz type Maccaferri - J2
Fond
et Eclisses : Palissandre des Indes Massif
Table d'harmonie : Epicéa
Touche : Ebène
Sillet : Ebène
Rosace : Filets en bois
Chevalet : Palissandre des Indes
Mécaniques : Shaller
Finition : Vernis entièrement au tampon
Photos
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(Banc d'essai : revue Guitarist
Acoustic
Mai 2004)
J. Castelluccia
Modèle Réplique J0N
Une vraie guitare de lutherie
Fils et petit-fils
de luthier, Jean-Baptiste Castelluccia appartient à cette dynastie
d'artisans (les Busato, Di Mauro, Favino…) dont l'histoire est
étroitement liée à celle de la Selmer Maccaferri popularisée par Django
Reinhardt. L'actuelle recrudescence de la demande sur ce type
d'instrument a conduit Jean-Baptiste à développer, à côté des modèles
très haut de gamme qui ont fait depuis longtemps la réputation de
l'atelier, une série "Réplique" directement inspirée des modèles Selmer.
La J0N (Noyer), première du genre, avec un prix public avoisinant les
1500 euros, semble particulièrement bien positionnée sur ce marché. Max
Robin
Savoir-faire
Il est vrai que
depuis 1946, année de sa fondation, la maison Castelluccia (située alors
Porte de Montreuil, près de la Zone) bénéficie d'une expérience que
Jean-Baptiste a mise à profit pour la création de cette nouvelle ligne.
Cette 14 cases jazz "petite bouche" à pan coupé, dont la simplicité de
la robe (un seul filet sur le tour, finition satinée) n'exclut pas
l'élégance (plaquage de tête en ébène, cordier doré siglé), apparaît en
effet construite selon les règles de l'art. La couleur orangée de la
table en épicéa s'harmonise avec bonheur à celle du noyer utilisé pour
le fond et les éclisses, ainsi que pour le manche en trois parties (avec
renfort d'ébène, comme sur les Selmer), dont on remarque au passage la
pointe du talon, correctement effilée. La qualité de la facture se
mesure également à celle des jointures, irréprochables. Une caresse le
long de la tranche permet de vérifier la conformité du montage des
barrettes, tout en constatant l'absence de repères (détail qui devrait
être très bientôt corrigé). Subsistent les points sur la touche, en
ébène, comme il se doit. On s'approche. L'instrument exhale la bonne
odeur du bois. Parfaitement accordée à la sobriété de sa mise, la J0N se
distingue par sa légèreté et son équilibre lors de la prise en mains.
C'est bon signe !
Performante
Il est temps de
passer aux choses sérieuses. On plaque d'abord un accord, "pour voir".
Un bon vieux Do 6/9, "à la Django". Alors là, surprise ! La sonorité est
pleine, groupée, et le sustain particulièrement étonnant. "Comme un
piano, mon frère !". On se laisse rapidement aller à quelques traits… Si
l'équilibre sonore ne peut être réellement pris en défaut, ce qui frappe
immédiatement, c'est la richesse des aigus et des médiums, nourris,
charnus, timbrés, chantants. Idéal pour "sculpter la note" ! On
"balance" vers les graves. Là comme ailleurs, la J0N affirme sa
personnalité et son caractère : clarté, mordant, large palette
expressive, soutenue par une très bonne projection. On a déjà insisté
sur la longueur de la résonance, avec "effet cathédrale" garanti
(penchez votre oreille du côté de la rosace !). Qu'il s'agisse de faire
"claquer" une rythmique bien tranchante ou de soigner les nuances d'un
phrasé, la Castelluccia répond à toutes les sollicitations. Aussi, on
aura tôt fait de s'habituer à la largeur du manche, un tantinet
surprenante au début, ainsi qu'aux mécaniques, moins douces que les
Schaller (montées sur les autres modèles de la gamme), mais très
pratiquables tout de même.
Remarquablement
positionnée, cette véritable guitare de lutherie séduira ceux qui
attendent avant tout d'un instrument qu'il "sonne" ! Signalons que la
série se décline en deux autres modèles, la J0P (Palissandre) et la J0R
(Palissandre de Rio), pour une fourchette de prix s'échelonnant au total
entre 1500 euros (J0N) et 2200 euros (J0R).
On aime : le rapport
qualité/prix, la sonorité
On regrette :
l'absence de points sur la tranche (il y sera très bientôt porté remède
!)
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